Le metering
01Mesurer l'usage sans influencer le service #sec_317780ad
Le metering est le système de mesure de la consommation de REVIEWIT. Il compte des faits techniques et fonctionnels — appels d'API, requêtes adressées à RITA, volumes exportés ou objets traités — afin de produire une lecture fiable de l'usage par souscription.
Il ne calcule ni prix, ni facture, ni droit d'accès. Il ne décide pas qu'une souscription doit être suspendue et ne bloque jamais une action métier. Cette séparation est structurante : le metering observe, il ne gouverne pas . Une erreur de comptage doit être détectée et traitée, mais ne doit pas empêcher un reviewer de prendre une décision ou un administrateur d'exploiter son workspace.
Le fait de consommation est mesuré aussi près que possible de sa source, consolidé localement dans la région, puis transmis au plan de contrôle. La région pousse ses compteurs ; le plan de contrôle ne vient jamais aspirer des données métier régionales.
02Des compteurs, jamais des personnes #sec_213beff9
L'unité centrale est un compteur journalier : une métrique, un périmètre, un jour UTC et une quantité. Le périmètre s'arrête au niveau nécessaire à la gouvernance de l'usage, notamment la souscription ou le workspace. Les compteurs n'emportent ni identité de reviewer, ni contenu de campagne, ni texte de conversation.
Le catalogue de métriques est versionné comme de la donnée. Il indique ce qui est mesuré, l'unité et le mode d'agrégation. Une somme de requêtes n'obéit pas aux mêmes règles qu'un maximum quotidien ou qu'une photographie d'état ; le mode est donc explicite et ne dépend pas d'une interprétation ultérieure.
Lorsque le produit possède déjà une trace durable, la mesure en est dérivée. Par exemple, un manifeste d'export permet de compter les événements diffusés sans ajouter une écriture sur le chemin de chaque événement. L'instrumentation en ligne est réservée aux faits qui ne laissent aucune trace fiable, comme un appel d'API ou une requête RITA.
Cette règle limite la charge et évite les doubles vérités : une seule source durable fait autorité pour le fait et pour son comptage.
03Une mesure idempotente et rejouable #sec_64dede5c
Chaque compteur possède une identité déterministe dérivée de ses dimensions. Rejouer le même traitement produit donc le même objet logique au lieu d'ajouter une seconde consommation. Les traitements peuvent reprendre après incident sans gonfler artificiellement les volumes.
Les compteurs restent ouverts pendant leur journée de collecte, puis sont scellés et transmis. Le transport accepte les reprises et les doublons techniques ; le destinataire les neutralise grâce à cette identité stable.
Une fenêtre de rattrapage permet de recalculer les mesures dérivables à partir des traces datées. En revanche, une photographie d'état disparue ne peut pas toujours être reconstruite honnêtement. Le système préfère alors déclarer un manque plutôt que d'inventer une valeur. Le principe est simple : une mesure absente ne se devine pas .
Les défauts de transmission alimentent une file de reprise et des alertes d'exploitation. Ils ne remontent jamais jusqu'à l'utilisateur qui réalise l'acte métier mesuré.
04Clôturer une période sans réécrire le passé #sec_817a7b16
Les périodes de mesure suivent le calendrier UTC : jours et mois ont ainsi la même définition dans toutes les régions. Une période mensuelle passe d'ouverte à en clôture, puis à close après une fenêtre de grâce destinée aux arrivées normales en retard.
Une période close est immuable. Un fait tardif n'en modifie pas silencieusement les totaux : il produit une révision ou une régularisation visible dans une période encore ouverte. Cette règle protège la stabilité des rapports et rend les corrections explicables.
Le metering distingue aussi le volume client du coût fournisseur. Pour RITA, par exemple, le nombre de requêtes ou le volume fonctionnel consommé ne se confond pas avec les jetons techniques facturés par un modèle d'IA. Les deux peuvent être observés, mais ils répondent à des questions différentes et ne sont jamais substitués l'un à l'autre.
05Résidence et disponibilité #sec_591c95b7
La mesure est agrégée dans la cellule régionale avant de quitter la région. Seuls les compteurs nécessaires au pilotage sont transmis ; aucun détail documentaire ou décision de revue n'accompagne le flux.
Le stockage local permet d'absorber une indisponibilité temporaire du plan de contrôle. Les compteurs attendent, puis repartent à la reprise. Des indicateurs surveillent l'âge du plus ancien lot, la profondeur de la file, les périodes qui ne parviennent pas à se clore et l'activité régionale devenue anormalement silencieuse.
Le rapport d'activité de la région emprunte le même canal, mais son absence ne constitue jamais une autorisation automatique de couper le service. Là encore, une observation manquante déclenche une investigation, pas une décision métier.
06En résumé #sec_434f4b3f
Le metering donne une vision durable, minimale et explicable de l'usage. Il mesure au plus près de la source, consolide des compteurs sans données personnelles, supporte le rejeu sans double comptage et garde une règle absolue : une panne de mesure ne doit jamais devenir une panne de REVIEWIT.