La remédiation
01Après la décision, faire disparaître l'écart #sec_4d44cfc6
Une revue d'accès ne produit pas seulement des verdicts. Lorsqu'un droit, une configuration ou une propriété de ressource n'est pas conforme, ce constat doit devenir une action suivie jusqu'à son résultat. La remédiation est le lien entre ce qui a été décidé et ce qui a réellement changé .
REVIEWIT sépare volontairement le verdict de l'obligation. Le verdict exprime le jugement du reviewer. L'obligation de remédiation est dérivée par la politique applicable : elle indique l'écart à corriger, son responsable, son échéance et le canal prévu. Cette séparation conserve l'intégrité de la décision tout en permettant à la stratégie de correction d'évoluer de manière versionnée.
Chaque critère en écart crée sa propre obligation. Un résultat global « partiellement conforme » reste ainsi actionnable : les causes qui le composent ne sont ni aplaties ni perdues.
02Une obligation durable, pas un ticket jetable #sec_45f75eb7
Une nouvelle campagne ne remet pas l'ancienneté du risque à zéro. Si une obligation ouverte existe déjà pour la même ressource et le même critère, la nouvelle décision lui est rattachée. Son horloge d'ancienneté continue depuis la première constatation.
Cette persistance permet de distinguer :
- les obligations nées pendant le cycle courant ;
- celles héritées d'une campagne précédente ;
- les écarts récurrents ou chroniques, que la répétition des revues ne doit pas masquer.
L'obligation traverse plusieurs états : elle peut être différée par une exception temporaire, prête à être dépêchée, envoyée, en vérification, close, déclarée hors périmètre ou devenue sans objet après une nouvelle collecte. Lorsqu'aucune action n'est techniquement réalisable, elle reste visible en état non exécutable et une tâche interne matérialise l'impossibilité. Un défaut de connecteur ne fait jamais disparaître le risque.
Le délai de service commence lorsque l'obligation devient effectivement dépêchable. REVIEWIT mesure séparément l'âge réel du constat et le temps de traitement imputable au responsable.
03Trois canaux, une même responsabilité #sec_08ce1de8
La correction suit une dégradation ordonnée :
- Runbook automatisé , lorsque REVIEWIT dispose des permissions et de l'action adaptée ;
- ITSM connecté , par exemple ServiceNow ou Jira, lorsque l'exécution est déléguée au système de tickets du client ;
- Tâche interne REVIEWIT , qui constitue le plancher universel.
Le canal ne change jamais le propriétaire de la preuve. Un ticket externe est une corrélation, pas une sortie du processus. Sa clôture ne suffit pas à déclarer l'écart corrigé. REVIEWIT continue de porter l'obligation et conserve le lien entre la décision, la dépêche, les actions entreprises et le constat final.
L'éligibilité d'une action est vérifiée dès la conception de la campagne, puis de nouveau au moment de l'exécution. Une permission peut être retirée entre les deux ; l'exécution adopte alors un comportement fail-closed et bascule vers le canal qui permet de maintenir l'obligation visible.
Le reviewer voit le résultat de ce contrôle préalable avant de signer : correction automatique disponible, ticket prévu ou action non exécutable. Cette information ne modifie pas son verdict, mais elle rend explicite la capacité réelle de traitement au moment où la décision est attestée.
04Exception temporaire ne veut pas dire conformité #sec_15a71bc9
Une exception suspend la dépêche, jamais le verdict. La ressource reste non conforme ; le risque est accepté pour une durée déterminée, avec une justification et une date de reprise.
À l'échéance, l'obligation redevient dépêchable sans exiger une nouvelle revue. Les tableaux de bord présentent ces exceptions comme du risque accepté et daté. Ainsi, une exception ne peut pas devenir silencieusement une conformité permanente.
La politique définit le responsable de la correction, éventuellement critère par critère. Si cette cible manque, REVIEWIT applique une chaîne de repli jusqu'au propriétaire de campagne. Une ressource orpheline conserve donc toujours un destinataire responsable.
05Fermer avec le bon niveau de preuve #sec_c4c3d392
REVIEWIT ne confond pas preuve d'exécution et preuve de conformité . Un appel réussi, un ticket fermé ou une case cochée montrent qu'une action a été déclarée accomplie. Ils ne démontrent pas forcément que l'écart a disparu.
La fermeture la plus forte repose sur une nouvelle collecte qui constate l'état corrigé. Quand cette vérification est impossible, l'obligation peut être close avec un niveau de preuve plus faible, clairement indiqué :
- constatée : la recollecte confirme la conformité ;
- rapportée : le canal annonce l'accomplissement, sans vérification possible ;
- déclarée : le responsable confirme manuellement l'action.
Si une recollecte contredit un accomplissement annoncé, l'obligation est rouverte et la tentative reste visible. Un taux de complétion ne vaut donc jamais davantage que le niveau de preuve qui le compose.
06En résumé #sec_06bae4e3
La remédiation maintient le fil de responsabilité depuis l'écart attesté jusqu'au constat de correction. Elle ne perd aucune obligation lors d'un changement de campagne ou de canal, distingue exécution et conformité, et rend visible l'ancienneté réelle du risque.