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ConceptÀ jour · vérifiée le 10 août 2026

RITA — l'assistante des revues d'accès

01En une phrase #sec_0da409c2

RITA répond en langage naturel aux questions que l'on se pose sur ses revues — où en sont mes campagnes, qui est en retard, qu'est-ce que je dois regarder en premier — et ne prend jamais part à la décision .

02Le problème #sec_f0c0c5cd

Un dispositif de recertification produit énormément d'information et très peu de réponses. Un reviewer avec quatre-vingts demandes réparties sur quatre campagnes doit apprendre une interface pour savoir par où commencer. Un administrateur qui veut connaître le taux de complétion d'une campagne, identifier les reviewers en retard et vérifier les contestations ouvertes doit visiter trois écrans et croiser lui-même les chiffres.

La question posée est pourtant toujours simple. C'est le chemin pour y répondre qui ne l'est pas.

03Le parti pris #sec_bfc3044f

RITA lit, agrège et restitue. Elle ne décide pas, et ne suggère pas de décision.

C'est la contrainte fondatrice, et elle est architecturale — pas un réglage que l'on pourrait desserrer.

La raison tient à la nature même du produit. Une décision de recertification n'a de valeur que si elle est imputable à un humain qui en répond . Le jour où un assistant propose « je vous recommande de révoquer cet accès », la décision qui suit devient une validation, et la question « qui a décidé ? » n'a plus de réponse claire. Tout le dispositif de preuve s'effondre à cet endroit précis.

RITA n'a donc, dans son outillage, aucun outil capable d'écrire une décision . Ce n'est pas une instruction donnée au modèle, c'est une absence de capacité. S'y ajoutent une politique de réponse qui bloque les formulations de recommandation, et des tests adverses qui vérifient ce comportement en continu.

Trois autres principes en découlent :

1. Le refus est une réponse acceptable. RITA préfère dire qu'elle ne sait pas plutôt que d'inventer. Une question hors de son périmètre reçoit la liste de ce qu'elle sait faire.

2. Elle ne voit que ce que vous voyez. Chaque réponse est calculée dans le contexte de la personne qui pose la question — ses revues, son workspace, son rôle. Aucune requête ne franchit ces limites, et une tentative d'accès à un élément hors périmètre échoue sans rien divulguer.

3. Elle affiche des noms, jamais des identifiants techniques. Une réponse qui cite des personnes les cite comme un collègue le ferait.

04Trois modes, un choix explicite #sec_85df34d2

RITA existe en trois modes, et ce choix est une décision de gouvernance, pas une préférence d'affichage.

ModeComment elle répondCe qui sort du système
DésactivéeL'assistante n'est pas proposéeRien
GuidéeReconnaissance d'intentions et modèles de réponse localisésRien — aucun octet n'est transmis à un fournisseur d'IA
Assistée par IAUn modèle de langage compose la réponse à partir des mêmes outilsLe contexte nécessaire, chez le fournisseur choisi

Le mode guidé n'est pas un mode dégradé . Il couvre plus de quarante questions courantes, dans les deux langues, avec les mêmes données et les mêmes outils que le mode assisté. Il est aussi le chemin nominal : c'est celui qui est développé et testé en premier, et celui vers lequel le produit retombe automatiquement en cas de difficulté.

Cette conception répond à une contrainte fréquente : de nombreuses organisations ne peuvent pas — ou pas encore — transmettre des données de gouvernance d'accès à un service d'IA tiers. Elles obtiennent une assistante pleinement fonctionnelle, et le prouvent : en mode guidé, aucun composant d'appel de modèle n'est instancié.

Qui décide du mode

Le réglage est à deux niveaux articulés : la souscription gouverne , le workspace choisit dans l'enveloppe .

La souscription fixe les modes autorisés — le mode assisté par IA suppose un avenant de traitement — le mode par défaut, la politique de télémétrie et le fournisseur. Le workspace choisit son mode parmi ceux autorisés.

Une option interdite par la souscription reste visible mais verrouillée , avec la mention « géré par votre souscription ». Elle n'est jamais masquée : un administrateur de workspace doit pouvoir comprendre que la capacité existe et savoir à qui s'adresser.

05Comment ça marche #sec_f917126e

Un routeur, deux chemins, un seul plan d'exécution

Quel que soit le mode, une question produit un plan d'exécution normalisé :

  1. Un moteur de reconnaissance d'intentions analyse la question — synonymes, tournures françaises et anglaises, extraction de paramètres (« depuis trente jours », « sur la campagne SharePoint »).
  2. En mode assisté, une intention reconnue avec une forte confiance court-circuite le modèle : c'est plus rapide, plus stable, et cela ne coûte rien.
  3. Sinon, le modèle compose la réponse en appelant les mêmes outils , jamais la base directement.
  4. Chaque appel d'outil passe par un contrôle de persona, de permissions et de délai, et laisse une trace.

Cette unification a une conséquence pratique : passer du mode guidé au mode assisté n'élargit pas ce à quoi RITA a accès. Cela change seulement sa capacité à comprendre des formulations libres et à croiser plusieurs réponses.

Ce qu'elle sait faire

Plus de quarante intentions couvrent aujourd'hui deux familles :

Côté reviewer — le résumé de ses revues, celles en retard, ce qui a changé depuis une date, ce qui mérite l'attention en priorité, ses contestations reçues et émises, ses demandes d'avis, ses demandes de suppression, l'échéance d'une campagne, la répartition par service ou par type, l'explication d'une demande sélectionnée (origine de l'accès, membres concernés, motif de non-conformité, historique), un glossaire.

Côté administrateur — ce qui demande attention aujourd'hui, l'activité récente, les campagnes actives, leur complétion, celles expirées ou à l'arrêt, les reviewers en retard, les échéances, les contestations ouvertes, les demandes de suppression du workspace, les crédits et fonctionnalités de la souscription, le mode RITA effectif.

Les questions suggérées affichées sous la zone de saisie sont produites par le catalogue lui-même et filtrées par persona : ce qui est proposé est, par construction, ce que RITA sait effectivement traiter.

Le fournisseur d'IA

En mode assisté, le fournisseur est choisi par souscription . Plusieurs sont pris en charge, l'appel est direct, et l'interface est identique quel que soit le fournisseur.

Un coupe-circuit plateforme permet de désactiver un fournisseur pour toutes les souscriptions concernées — en cas de faille communiquée, par exemple. L'effet est immédiat et gradué : les souscriptions retombent en mode guidé, RITA continue de répondre, et plus rien n'est transmis.

Les clés d'accès aux fournisseurs ne sont jamais stockées en base . La base porte la gouvernance — qui a droit à quoi — jamais les secrets.

06Ce que RITA ne fera pas #sec_a069106f

C'est la partie du dossier qui compte le plus.

  • Recommander une décision. Ni « je vous suggère de révoquer », ni « cet accès semble inutile ». Testé en continu, y compris par des sollicitations adverses explicites.
  • Rédiger une justification à votre place. Une justification est la phrase que l'auditeur lira comme étant la vôtre.
  • Agir sans confirmation. Toute action passe par une séquence préparer → relire → confirmer → exécuter , et l'exécution reste un geste humain.
  • Voir au-delà de vos droits. Le périmètre de la réponse est celui de la personne, pas celui du modèle.
  • Divulguer des valeurs sensibles. Lorsqu'elle explique une non-conformité, RITA restitue le critère et l'attendu, jamais les valeurs constatées, qui contiennent des identités.

07Traçabilité #sec_c949e169

L'activité de RITA est journalisée séparément du journal de certification. Les deux ne se mélangent pas : une conversation n'est pas un acte de gouvernance, et un acte de gouvernance ne se justifie jamais par une conversation.

Sont conservés : l'intention reconnue, les outils appelés, le mode et le fournisseur effectifs, les refus opposés par la politique de réponse. Les questions non reconnues sont comptées sous forme d'empreinte — leur contenu n'est jamais conservé — afin d'améliorer le catalogue sans constituer un historique de ce que les utilisateurs ont demandé.

Les conversations sont éphémères par défaut.

08À retenir #sec_094cf64f

RITA fait gagner du temps sur le chemin qui mène à l'information. Elle n'en fait gagner aucun sur la décision — et c'est délibéré.

Un dispositif de recertification vaut par la qualité du jugement humain qu'il mobilise. Un assistant qui pré-mâche ce jugement produit des campagnes plus rapides et des preuves plus faibles. RITA est construite sur le pari inverse : en supprimant le temps perdu à chercher, elle rend disponible le temps qu'il faut pour réfléchir.

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