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ProcédureÀ jour · vérifiée le 10 août 2026

Paramétrer un workspace

01En une phrase #sec_e99b10e0

Les paramètres sont l'endroit où une entité règle sa gouvernance : le temps sur lequel se calculent les échéances, le comportement par défaut de ses campagnes, ses modèles de notification, et les deux leviers de dérogation que sont les exclusions et les délégations.

02Le principe : trois niveaux, jamais écrasés #sec_7541045c

Un réglage de gouvernance n'a de sens que si l'on sait d'où il vient . REVIEWIT applique donc partout la même cascade :

Défaut produit  →  Réglage du workspace  →  Réglage de la campagne
   (le socle)        (l'entité décide)        (le cas particulier)

Trois conséquences pratiques, et ce sont elles qui font la valeur de l'écran :

1. Ne rien régler est un choix valide. Un workspace qui n'a rien touché fonctionne sur le socle produit, et l'écran le dit explicitement — pastille grise « Configuration par défaut » . Dès qu'un réglage local existe, la pastille passe en violet, « Configuration workspace » . On sait au premier coup d'œil si l'entité a exercé son autonomie.

2. L'écart est signalé, valeur par valeur. Chaque réglage qui diffère du socle porte un point violet . Un administrateur qui reprend un workspace après quelqu'un d'autre voit immédiatement ce qui a été personnalisé, sans avoir à comparer quoi que ce soit.

3. Le retour en arrière est propre. Rétablir la configuration par défaut supprime les réglages locaux — il ne les recopie pas. Le workspace repasse réellement sur le socle, et suivra désormais ses évolutions.

Le troisième niveau — la campagne — n'est pas dans cet écran : ce qui est réglé ici constitue le comportement par défaut proposé par l'assistant de campagne, qui reste ajustable campagne par campagne.

03La page #sec_205b4606

Six entrées, en deux familles.

OrganisationCampagnes & revues
Temps de travailCatalogue d'e-mails
DélégationRègles de recertification
Exclusions (Sanctuaire)
Demandes de suppression

La séparation n'est pas cosmétique. Organisation regroupe ce qui décrit l'entité elle-même — son temps, ses relations de représentation — et qui vaut indépendamment de toute campagne. Campagnes & revues regroupe ce qui façonne l'exercice du contrôle.

# Organisation

04Temps de travail #sec_203bf130

Jours ouvrés, horaires, jours fériés et fuseau horaire du workspace.

C'est le paramètre le plus discret et le plus structurant : toutes les échéances du produit se calculent sur ce calendrier , pas sur des jours calendaires. Une période de contestation de cinq jours ouvrés ouverte un jeudi ne se termine pas le mardi suivant si le lundi est férié dans le pays de l'entité.

Quatre réglages :

Le fuseau horaire. Il détermine ce que « aujourd'hui » veut dire pour ce workspace. L'écran affiche l'heure locale courante, pour lever toute ambiguïté au moment du réglage.

Les jours ouvrés. La semaine de travail, jour par jour. Le défaut est lundi–vendredi, mais rien ne l'impose : les entités dont la semaine ouvrée diffère — c'est courant au Moyen-Orient — la déclarent ici, et tout le produit suit.

Les horaires. Heure de début et de fin de journée, avec contrôle de cohérence.

Les jours fériés. Deux modes coexistent, et c'est volontaire :

  • La découverte par pays — on choisit un pays, le produit propose son calendrier, et l'on importe en une fois. Les jours ainsi obtenus portent le badge Découvert .
  • La saisie manuelle — pour tout ce qu'un calendrier national ne connaît pas : fermeture d'entreprise, pont local, jour de congé conventionnel.

La distinction est conservée dans la liste : on sait toujours si une date vient d'un référentiel ou d'une décision locale. Un résumé permanent rappelle l'effet du réglage — nombre de jours travaillés, heures par jour, heures par semaine.

Pourquoi ce réglage est au niveau du workspace

Parce que c'est exactement ce qu'une gouvernance déléguée doit pouvoir décider seule. Le siège n'a aucune raison d'imposer le calendrier français à une filiale indienne, et une échéance calculée sur le mauvais calendrier produit des retards fictifs, des relances injustifiées, et à terme une défiance envers le dispositif.

05Délégation #sec_19455fd5

Autorisez des personnes de confiance à agir au nom d'autres membres.

L'écran complet fait l'objet d'une fiche dédiée : [Délégation](REVIEWIT_Feature_Delegation_v1.0.md) .

Ce qu'il faut retenir ici : une délégation est un cycle motivé, borné à douze mois et jamais supprimé — on le révoque. C'est l'un des deux leviers par lesquels une entité pourrait s'arranger avec le contrôle qu'on lui a confié, d'où le niveau d'exigence.

Cette entrée n'apparaît que si la souscription a accordé la capacité au workspace.

# Campagnes & revues

06Règles de recertification #sec_9254e515

Comportement par défaut des campagnes et revues d'accès — ajustable campagne par campagne.

C'est le cœur de l'écran : treize réglages qui déterminent ce qu'un reviewer pourra faire, et ce qu'on exigera de lui. Ils sont groupés en cinq familles.

Décisions & notifications

RéglageCe qu'il change
Notifier les utilisateurs en cas de révocationLa personne dont l'accès est retiré en est informée
Commentaire obligatoire à l'approbationCertifier exige d'écrire pourquoi
Commentaire obligatoire à la révocationRévoquer exige d'écrire pourquoi
Consultation d'un tiersLe reviewer peut demander un avis sans se dessaisir

Le dernier mérite un mot. La consultation est la porte de sortie qui évite le plus de certifications de complaisance : elle permet de dire « je ne sais pas » sans déléguer, sans escalader, et sans cocher oui par défaut. Le reviewer garde la décision et l'imputabilité, il obtient seulement l'information qui lui manque.

Quant aux commentaires obligatoires, ils se règlent séparément à l'approbation et à la révocation, parce que les deux gestes n'ont pas le même coût. Beaucoup d'organisations n'exigent la justification que sur la révocation — la décision qui produira une réclamation.

Contestation

RéglageCe qu'il change
Période de contestationUne personne dont l'accès est révoqué peut se manifester
Durée de la périodeLe délai, en jours ouvrés du workspace

Le réglage de durée n'apparaît que si la contestation est active — un panneau imbriqué se déplie sous la règle parente. Le produit ne demande jamais de régler un paramètre qui ne servira pas.

Une implication automatique s'applique ici , et son traitement illustre une règle de conception du produit.

Lorsque la période de contestation est active, le commentaire obligatoire à la révocation devient forcé : le contestataire doit pouvoir lire le motif de la décision qu'il conteste, sinon la contestation n'a pas d'objet. L'interface le montre donc activé et verrouillé, avec une note qui explique pourquoi.

Mais — et c'est le point — la valeur que vous aviez choisie n'est pas écrasée . Si vous désactivez la contestation plus tard, votre réglage d'origine réapparaît tel quel. Le produit affiche une contrainte ; il ne réécrit pas votre intention à votre place.

Exceptions

RéglageCe qu'il change
Autoriser les exceptionsLe reviewer peut acter un écart connu et assumé
Durée par défaut d'une exceptionCombien de temps l'exception court avant réexamen

Même logique de panneau imbriqué. Une exception sans durée serait une dérogation permanente — le produit ne propose pas ce cas.

Délégation

RéglageCe qu'il change
Transfert de délégationUn délégataire peut-il déléguer à son tour ?

Ce réglage illustre une seconde règle de conception. En base, il est stocké en négatif — sous une forme du type « désactiver le transfert » . L'interface affiche la capacité, jamais le drapeau interne : l'interrupteur est intitulé « Transfert de délégation », et activé signifie autorisé .

C'est plus qu'une commodité. Un réglage négatif produit des doubles négations — « désactiver le transfert : non » — dont l'interprétation est une source d'erreur classique en configuration de sécurité. Le stockage reste inversé pour ne rien casser de l'existant ; l'affichage, lui, est aligné sur la façon dont un humain pense.

Sur le fond, autoriser le transfert revient à autoriser les chaînes de délégation — A délègue à B qui délègue à C. C'est légitime dans certaines organisations, et c'est signalé comme constat d'audit dans l'écran Délégation.

Actions en masse

RéglageCe qu'il change
Approbation en masseCertifier plusieurs demandes d'un coup
Révocation en masseRévoquer plusieurs demandes d'un coup
Exceptions en massePoser plusieurs exceptions d'un coup
Réassignation en masseRéassigner plusieurs demandes d'un coup

Quatre interrupteurs distincts, et non un seul, parce que ces gestes n'ont pas la même portée. Beaucoup d'organisations autorisent la révocation et la réassignation en masse tout en interdisant l' approbation en masse — car c'est précisément par elle qu'une campagne se vide de sa substance : quatre-vingts lignes cochées en un clic produisent un taux parfait et zéro examen.

C'est le réglage le plus révélateur de l'exigence réelle d'une organisation, et il mérite d'être décidé consciemment.

07Catalogue d'e-mails #sec_18c05906

Modèles de mails utilisés par vos campagnes : relances, notifications, rappels.

Les notifications sont la seule partie du produit que les reviewers voient avant d'ouvrir l'application. Leur ton, leur clarté et leur langue déterminent le taux de réponse — donc, indirectement, la qualité de la campagne.

Le catalogue applique une cascade à trois niveaux :

Modèle local du workspace  →  Modèle global  →  Modèle embarqué

Le produit retient le premier trouvé. Un workspace qui n'a rien personnalisé reçoit les modèles globaux ; un workspace qui a redéfini une notification précise ne redéfinit que celle-là.

Un modèle est identifié par un déclencheur et une langue : chaque événement notifiable a sa version dans chaque langue servie. On y trouve son nom, sa catégorie, sa langue, son état et sa date de modification, avec prévisualisation, import et export.

Les modèles fournis par le produit sont marqués comme tels : ils ne peuvent pas être supprimés, mais ils peuvent être dupliqués — la copie devient un modèle local que l'entité fait sien. C'est la façon la plus sûre de personnaliser : on part de ce qui fonctionne, et le socle reste intact en dessous.

Cette entrée n'apparaît que si la souscription a accordé la capacité de catalogue local.

08Exclusions (Sanctuaire) #sec_968bf03d

Excluez des utilisateurs, ressources ou workloads du périmètre des revues.

Fiche dédiée : [Sanctuaire](REVIEWIT_Feature_Sanctuaire_v1.0.md) .

À retenir ici : une exclusion est un cycle motivé, daté, avec échéance de réexamen obligatoire, et jamais supprimé — on le lève. C'est le second levier de dérogation d'une entité, et le premier endroit qu'un auditeur regarde : ce qui échappe au contrôle, et pourquoi.

Un garde-fou gradué s'applique à la volumétrie — information à 5 % du périmètre exclu, alerte à 10 %, plafond au quota de souscription.

Cette entrée n'apparaît que si la souscription a accordé la capacité.

09Demandes de suppression #sec_3a0dc622

Vue consolidée des demandes de suppression de ressources émises dans les campagnes.

Pendant une revue, un propriétaire peut constater qu'une ressource n'a plus lieu d'être. Il ne la supprime pas — il en fait la demande , et cette demande remonte ici.

L'écran consolide, pour tout le workspace : la ressource concernée, la campagne d'origine, le demandeur, le motif, la date, l'état, la date de traitement, et le volume de stockage concerné — en attente et déjà libéré.

Deux points de conception :

La demande n'est pas la suppression. Le reviewer signale, le workspace arbitre, l'exécution relève d'un autre dispositif avec son propre suivi. Aucune donnée n'est détruite par une décision de revue.

L'annulation est motivée. Refuser une demande exige une justification, comme toute décision de gouvernance dans le produit.

L'agrégat de stockage n'est pas décoratif : il transforme une hygiène de gouvernance en bénéfice mesurable, et alimente le score carbone du workspace.

10Ce qui n'est pas ici #sec_5a9dbca2

Certains réglages n'appartiennent pas au workspace , et leur absence de cet écran est intentionnelle. Ils relèvent de la souscription, qui fixe l'enveloppe :

RéglageOù il se décidePourquoi
Le périmètre de données (boundaries)SouscriptionC'est la frontière de visibilité entre entités — la déléguer viderait la séparation de son sens
Les fonctionnalités accordéesSouscriptionExclusions, délégation, remédiation, catalogue local, personnalisation visuelle
L'allocation de créditsSouscriptionLes moyens alloués à l'entité
Le mode RITA autoriséSouscription (plafond)Le mode assisté par IA suppose un avenant de traitement

Une capacité non accordée n'apparaît pas dans les paramètres : ni carte, ni menu, ni bouton grisé. Une capacité accordée mais plafonnée reste visible et verrouillée , avec la mention de qui la gouverne — un administrateur local doit pouvoir constater que la fonction existe et savoir à qui la demander.

Voir le [chapitre Workspace Center](REVIEWIT_Chapitre_WorkspaceCenter_v1.0.md).

11Rôles et traçabilité #sec_774db7be

L'écran est réservé au Manager du workspace. L' Auditeur accède en lecture aux deux écrans de gouvernance — exclusions et délégations — car ce sont ceux qui documentent les dérogations ; il n'y exerce aucune action et le voit rappelé par un bandeau permanent.

Les réglages qui engagent la crédibilité du dispositif sont tracés : toute exclusion et toute délégation portent leur auteur, leur motif, leur justification et leurs dates, et ne s'effacent jamais.

12À retenir #sec_9f2a2a96

Les paramètres du workspace sont l'expression concrète de la gouvernance déléguée : c'est ici qu'une entité exerce l'autonomie qu'on lui a confiée, et ici qu'on peut vérifier comment elle l'a exercée.

Trois idées les traversent. La cascade rend toujours lisible d'où vient un réglage, et permet d'y renoncer proprement. Les contraintes sont affichées, jamais appliquées en silence sur vos données. Et les deux leviers par lesquels on pourrait desserrer le contrôle — exclure du périmètre, faire décider quelqu'un d'autre — sont les deux qui exigent le plus de justification.

Un dispositif de recertification ne se juge pas à ce qu'il permet, mais à ce qu'il oblige à écrire quand on s'en écarte.

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