Trois surfaces, trois métiers
01En une phrase #sec_d281fa46
REVIEWIT n'a pas une application avec des menus grisés selon le rôle : il a trois interfaces distinctes , et ce qu'une surface ne fait pas, elle ne le fait nulle part.
02Pourquoi trois, et non une #sec_8338db55
Une application unique avec des droits différents aurait été plus simple à construire. Elle aurait aussi rendu possible ce que le produit refuse : qu'un administrateur pressé, un vendredi soir, coche à la place d'un relecteur en retard.
La séparation n'est donc pas une commodité d'ergonomie. C'est la forme prise par la règle centrale : une décision de recertification appartient à celui qui la rend . Un bouton qui n'existe dans aucune interface d'administration ne peut pas être cliqué par erreur, ni retrouvé par un raccourci, ni exposé par une API.
03Le relecteur — REVIEW Center #sec_f6563f65
Il décide, et il est le seul à décider.
Il ouvre sa file, il voit les ressources ou les personnes dont il répond, et pour chacune il tranche. L'écran ne lui demande pas de deviner : il lui montre ce que la politique attendait et ce qui a été observé.
Il ne voit que ce dont il répond. Il ne configure rien, ne lance rien, ne relance personne. Sa file est transverse aux workspaces : un relecteur qui répond d'accès dans trois entités les voit dans une seule file, parce que son métier est de décider, pas de naviguer dans une arborescence d'organisation.
Ce qu'il peut faire quand il ne peut pas décider seul — déléguer, escalader, consulter — est décrit dans le parcours [Relecteur](/tutoriel/relecteur/).
04L'administrateur de workspace — Workspace Center #sec_0752b59a
Il organise, il ne décide pas.
Un workspace est une unité de gouvernance : une entité, une filiale, une direction, à qui l'administration centrale a délégué la gouvernance de ses propres accès, dans un périmètre borné.
Son administrateur lance les campagnes, choisit les périmètres et les politiques, désigne les relecteurs, fixe les échéances, relance, débloque, et rend des comptes. Il a sous la main : les campagnes, la sanctuarisation, la délégation, les rapports, le centre d'alertes et l'audit de son périmètre.
Ce qu'il n'a pas : un bouton pour approuver. Toutes ses actions laissent une trace attribuée, et aucune ne substitue son jugement à celui d'un relecteur.
05L'administrateur de souscription — Centre d'administration #sec_5507f0b9
Il ouvre les portes et alloue les moyens.
C'est l'administration centrale du client. Il crée les workspaces — l'écran dit « onboarder un workspace » —, leur attribue leur périmètre et leurs crédits, branche les connexions aux sources de données, nomme les administrateurs et les rôles, et surveille l'ensemble.
Il ne pilote pas les campagnes d'un workspace : il a créé l'entité qui les pilote. C'est la même règle d'un rang plus haut — déléguer la gouvernance sans se réserver le droit de l'exercer à la place du délégataire .
06Comment les trois se répondent #sec_9e43f33d
Le mouvement va dans un seul sens, et il ne remonte jamais.
Administrateur de souscription
ouvre un workspace, lui donne un périmètre et des crédits
↓
Administrateur de workspace
lance une campagne sur ce périmètre, désigne des relecteurs
↓
Relecteur
rend les décisions
↓
La piste d'audit
conserve qui a décidé quoi, quand, et pourquoi
Personne ne peut court-circuiter le rang du dessous. Un administrateur de souscription ne rend pas de décision ; un administrateur de workspace non plus.
07Et l'auditeur ? #sec_38f77bef
Un quatrième profil existe : l' auditeur , en lecture seule et sur tout. Il ne modifie rien, nulle part — il lit les campagnes, les décisions, les justifications et la piste d'audit. Il n'a pas de parcours de tutoriel parce qu'il n'a aucun geste à apprendre : son métier est de regarder ce que les trois autres ont fait.
08À retenir #sec_1eaa4598
Trois interfaces, trois métiers, un sens unique. Ce qu'une surface ne fait pas, elle ne le fait nulle part — et c'est ce qui rend la promesse d'imputabilité tenable ailleurs que dans une note d'intention.